La Naissance de Samandari

Harabaye umugore atwara inda; hageze umusi wuko ivuka umwana avugira munda ati « erega mawe ngomba kuvuka ». Nyina nawe aramwishura ati « Oya mwananje raba sindavoma amazi ». Uno mwana abwira nyina ati « Ego genda uvome uhoze upfukame umvyare ».
Nyina aragenda aravoma hamwe ayashikanye, uno mwana armubwira ati « Ingo reo umvyare harageze ». Nyina aramwishura ati « Oya mwananje raba sindasenya ». Umwana akavuga ati « Ego niko genda gusenya niwazishikana uheze uze upfukame umvyare ».
Nyina azishikanye ngaho wa mwana ati « Erega mawe none zubigira harageze ». Wa mugore akamubarira ko atarateka ngo acane se ari mu gushika, uno genda ugire vyose uheze upfukame umvyare ».
Abirangiye uno mwana akavugira munda ati « Noncho birarangiye nta kindi za wamwyara ». Wa muvyeyi akaja yapfukama akamuvyara; buno nyene ahejeje kumwibaruka, uno mwana amubaza iyo se wiwe ari, yamara ivata nimvanda vyose bikiri ku mutwe, abwira nyina ngo « Mawe mpa ivyokurya nshire dawe iyo aragiye ». Hanyuma nyina arabimuha arabijana. Ashikiriye se wiwe aratangara cane mu kubona umuntu asa gutyo amuzaniye indya atangura mbere nugutinya cane ngo nigihume kimushikiriye, buno nyene akimushikira amuha mwiriwe, ubwoba noneho burongerckana, aramubwira ati « Ngivyo riho nurye ndakuzanye ».
  Il était une fois une femme enceinte; lorsqu'elle fut à terme, du sein de sa mère, l'enfant se mit à parler; « Mère je veux naître ». Sa mère lui répond « Non, mon enfant, regarde. Je n'ai pas encore puisé de l'eau ». Et l'enfant de répondre: « Oui, va puiser; ensuite tu te mettras à genoux pour que je naisse »;
La mère va puiser et, à son retour, l'enfant lui dit: « Il est temps: Viens donc me mettre au monde ». « Non, mon enfant, répond la mère, vois, je n'ai pas encore glané du bois ». « Oui, c'est cela, va glaner du bois, mais quand tu l'auras ramené, tu t'agenouilleras afin de me mettre au monde ».
Lorsque sa mère eut ramené son bois, l'enfant lui dit: Mère, il est temps; viens le faire maintenant ». La femme lui répond qu'elle n'a pas encore fait sa cuisine, qu'elle doit faire du feu, que son père va bientôt rentrer, et l'enfant lui dit: « Oui, va, fais tout cela et ensuite agenouille-toi pour m'enfanter ».
Lorsqu'elle a tout terminé, l'enfant, du sein de sa mère, se remet à parler: « Maintenant c'est fini, toutes affaires cessantes, tu vas devoir m'enfanter ». La parturiente alors s'agenouille et le met au monde; aussitôt après l'enfantement, son fils lui demande ou est son père, cependant gourme et duvet étaient encore sur sa tête; il dit à sa mère: « Maman donne moi la nourriture que je dois porter à mon père au pâturage ». Sa mère la lui donne et il s'en va. Lorsqu'il arrive près de son père, celui-ci s'étonne grandement à la vue d'un être humain aussi jeune qui lui apporte à manger, au vrai, il eut grand peur se disant que c'était là un fantôme qui vient à sa rencontre. Aussitôt arrivé, il lui souhaite directement le bonsoir - ce qui ne fit qu'accroître sa peur - et il lui dit: « Voici ce que je t'amène; mange, je t 'en prie ».
 

Le Cynisme de Samandari

Samandari akubise ukuguru mu ziko ati « yorororo! umutama yogirwa nagacanwa! ».   « Magnifique! Pour faire du feu, rien ne vaut un petit vieux », disait Samandari après avoir posé par mégarde son pied dans le foyer.
 
« Mbega, Samandari, ukitwaza umupfu urumwe? » « None uwari kumuntwaza yari uyu nyene! ».   « Dis moi, Samandari, tu portes un mort, tout seul, sans aide ? » « Eh! celui qui aurait du m'aider à le porter c'était justement celui-ci! ».
 
« Samandari, ukaniga umukecuru! » Ati « Nabonye yari agowe nagira ndamuruhure »   « Comment, Samandari, tu oses étrangler cette vieille femme! » « Je réalisais, dit il, combien elle était malheureuse et j'estime pouvoir alléger ses souffrances ».